Retraites de 3 ans et journées de méditation - Retraites de fondation : un contenu aménagé et adapté

Karmé Guendune : Quel est votre rôle en tant que droupeun ?

Lama Lhundroup : Le rôle d'un droupeun est de guider les personnes en retraite de trois ans, de leur donner les transmissions et les explications. Droupeun veut dire « guide de retraite ».

Il ne faut pas confondre avec le maître de retraite qui donne les initiations. Pour nous, ici, c'est le Gyalwa Karmapa.

Karmé Guendune : Avec le Gyalwa Karmapa, vous avez modifié le programme des retraites de trois ans. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Lama Lhundroup : Les temps ont changé et il fallait adapter le programme à ces changements. En accord avec les capacités d'aujourd'hui, il nous faut aller plus progressivement et donner beaucoup plus de temps pour assimiler les connaissances de base. Le programme a donc été réparti sur plus d'années et une retraite consacrée aux bases a été mise en place.

On l'a appelée : retraite de fondation. Il y aura une année entière pour pratiquer les préliminaires ; qui se faisaient auparavant pendant quatre à cinq mois. La pratique sera accompagnée, plus qu'auparavant, par l'étude de textes classiques des maîtres de notre école. Six mois seront consacrés à la pratique de l'entraînement de l'esprit (Lodjong) afin de développer l'esprit d'éveil, l'attitude altruiste. Ensuite il y aura six mois de méditation non formelle (Shiné* et Lhaktong*).

Pour plus de précisions sur le contenu et les pratiques des différents cycles de retraites de trois ans, vous pouvez consultez le programme détaillé sur le site web dans la section actualités.

Karmé Guendune : Quels sont les avantages de cette retraite de fondation ?

Lama Lhundroup : Ce programme donne la possibilité aux retraitants d'établir des bases solides pour continuer à pratiquer quand ils retourneront ensuite dans la vie quotidienne. Et ces bases permettront d'aller plus loin dans la pratique des yidams*, si les retraitants souhaitent continuer plus tard dans la perspective d'une retraite traditionnelle. Les avantages sont qu'il y a moins de stress, moins de pression pour les pratiquants. De cette manière,  le développement de chacun se fera plus naturellement.

Karmé Guendune : Vous animez chaque mois des journées de méditation. Comment se déroulent-elles et quand ont-elles lieu ?

Lama Lhundroup : Elles ont lieu le premier samedi du mois, quand c'est possible. La matinée, je donne la transmission d'un texte du IXème Karmapa : « L'océan du sens ultime ». Cela fait trois ans que nous avons commencé ces enseignements accompagnés d'exercices pratiques et nous avons parcouru vingt-trois chapitres. L'après-midi est dédié aux questions-réponses en alternance avec des  sessions de méditation de quinze à vingt minutes. Depuis douze ans, ces journées ont lieu dans le petit temple du Bost.

J'espère que dans l'avenir elles se dérouleront dans le grand temple. Elles conviennent bien pour une première approche, mais aussi pour des pratiquants qui viennent depuis le début. Depuis dix ans, je les partage avec Lama Seunam Dordjé qui s'occupe de l'après-midi ou de la journée lorsque je suis absent.